Des propositions pour moderniser l’action sociale locale
Au fil des siècles, si les mots ont changé pour désigner la misère financière et sociale,les réalités, les problématiques, les défis sont restés les mêmes. Sans doute les problèmes de survie ou de maladie sont mieux appréhendés et mieux traités, mais les chiffres sur la pauvreté rappellent que les besoins croissent de nouveau et que le progrès social n’est plus au rendez-vous. Les enjeux sociétaux et financiers de l’action sociale sont donc plus que jamais essentiels.
L’action sociale publique s’est progressivement modernisée, professionnalisée, dans une logique de répartition des compétences entre les différents échelons administratifs reposant sur le principe de subsidiarité. Il en découle un système de compétence et d’intervention très largement partagé entre de nombreux acteurs qui interagissent dans une organisation complexe, difficilement lisible pour le citoyen et les bénéficiaires, parfois même pour les partenaires eux-mêmes. Cette complexité est encore renforcée par la difficulté à définir ce dont on parle, tant le champ d’intervention de l’action sociale est large et toujours à repréciser. Les actuelles réflexions sur la réforme territoriale dans le cadre de la Loi NOTRe et l’avenir des départements, n’échappent pas, concernant l’avenir des compétences en matière d’action sociale, à cet écueil. Si l’ampleur des réformes et les orientations restent encore floues, la répartition des compétences d’action sociale est un enjeu central dont il faudra de toute façon redessiner les contours.